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dimanche 11 septembre 2011

Remarques juridiques ou militantisme de caniveau, le cas des indemnités des élus municipaux, l'exemple de la Ville de Vernon (Eure)

Il est bien des façons de traiter d'un sujet qui suscite le débat, en particulier lorsque cette discussion a pour objet la nature de l'action des élus municipaux.
Baratin d'un universitaire raté commenteront les "baltaguia" qui sévissent dans l'Eure, ou propos d'un Républicain près à tout sacrifier pour défendre les principes qui pour lui sont consubstantiels à la vie en société ?
J'ai longtemps hésité à rédiger cet article, car cela m'oblige à mettre en cause un ami dont le seul défaut est de vivre exclusivement de son activité politique et de son appartenance à un parti qui, en un autre siècle, fut celui de Léon Blum mais, qui depuis son dernier Congrès (Reims) se vautre dans ce que je me dois de qualifier "d'opposition de caniveau".

Quelle est la cause de ce dilemme ?

Un blog d'opposition municipale a publié un article où il reproche à l'actuel Maire de Vernon( Eure, Haute-Normandie) sa propension à cumuler et à vouloir cumuler les fonctions politiques et celles de la société civile, simple débat de société de notre temps certes, mais l'Élu incriminé est membre du "divin" Parti DIT Socialiste et ses contempteurs, anciens élus locaux et nationaux de l'Eure sont d'anciens membres du NSDAP, de l'UMP !
Comment ! Des chiens de l'UMP osent critiquer d'immaculés membres du Parti de la fraude électorale, du Parti Socialiste, alors mon ami apparatchik s'est senti investi d'une mission divine , dénoncer les impudents, rétablir l'Ordre Morale Politique dont son parti s'est auto-investi.
Et cela donne une pitoyable charge, qui fit les choux gras d'un blog populiste qui méprise les valeurs de la république.
Charge si méprisable qu'un autre blog de Haute-Normandie en fit la critique, en des termes guère mieux inspirés.

N'étant pas et n'aspirant pas au rôle de "directeur des consciences"(Il y a tant de prétendant à cette fonction dans la blogosphère "euroise" !) chacune et chacun pourra apprécier, par lui même, ces deux articles mais , EN CE QUI ME CONCERNE, quand je lis (dès les premières lignes) dans un billet rédigé par un élu de l'Eure, une demi-douzaine de remarques sur la santé mentale de celui qu'il critique, ALORS QU'IL EST VRAI QUE CET ANCIEN SÉNATEUR DE LA RÉPUBLIQUE A EN EFFET ÉTÉ VICTIME DE GRAVES DIFFICULTÉS DE SANTÉ (d'ordre cardiaque ! ) je ne puis m'empêcher de penser qu'au temps de Léon Blum ou de Daniel Mayer cet "Élu" du PS aurait été prié d'aller militer chez Tixier-Vignancour pour ne plus souiller le Parti de Jaurès de sa prose infecte ou d'aller exercer son "talent"dans Gringoire

Et pourtant, à condition de travailler , un rien,  ce sujet il y avait bien des choses à dire sur le thème de l'indemnité des élus municipaux, un beau cas de l'ineffectivité des lois qui aurait passionné feu mon Maître Bruno Oppetit  (que mes amis universitaires me pardonnent  de ne pas respecter l'usage qui voudrait que je n'écrive qu' Oppetit, mais mes chers (très chers) camarades de l'Eure s'en offusqueraient, à n'en pas douter !)


La Loi dispose (article L.2123-17 du code général des collectivités territoriales) que "les fonctions de maire, d'adjoint et de conseiller municipal sont gratuites", "Dura Lex sed Lex" tel est le principe juridique qui devra guider le juge qui serait saisi de cette question.


Certes, ce principe peut être contesté au motif qu'il ne correspondrait plus aux réalités sociales de notre temps et justement...Il l' a été récemment par un Sénateur de l'UMP (l'ancien parti, de l'ancien-Sénateur-Maire de Vernon).
S'il s'était donné la peine (en quelques clic !) d'exhumer ce fait, mon malheureux ami apparatchik du Parti dit Socialiste aurait put jouer dans le registre de l'humour et non dans celui de la fange.
... il aurait pu écrire :


" L'ex-Sénateur UMP Miraux, est bien en marge de son ex-parti, à présent il est devenu un ardent partisan des principes Républicains, que ses anciens compagnons "détricotent" à plaisir, mais Monsieur Miraux n'a peut être pas lu l'amendement à la proposition de loi portant statut de l'élu local de ses ex-collègues les Sénateurs Lefèvre et Deroche..."


Las, mon pauvre ami ignore tout de la récente proposition de loi de ces législateurs et pourtant l'exposé des motifs de ce texte législatif d'élus de l'UMP aurait été une belle réfutation de l'article paru dans le blog de Vernon réussite :


"La tradition de gratuité des mandats électoraux est ancienne puisqu’on la doit à la pensée de Montaigne qui affirmait que « la charge de maire est d’autant plus belle qu’elle n’a ni loyer, ni gain autre que l’honneur de son exécution ». Ce principe de gratuité était gage du dévouement de l’élu et était la preuve de son désintéressement.
Dans notre droit, l'article L. 2123-17 du code général des collectivités territoriales se fait l’écho de cette pensée en disposant que " les fonctions de maire, d'adjoint et de conseiller municipal sont gratuites ".
Pour autant cette tradition française a été progressivement aménagée : par les remboursements de frais, par l’attribution d’indemnités de fonction aux maires et aux adjoints, par la mise en place du régime de retraites des maires.
Il pourrait donc être envisagé de mettre fin au mythe originel du bénévolat des fonctions électives locales.
Au système du notable administrant sa commune en bon père de famille s’est substitué, sous l’effet des lois de décentralisation, un système qui a confié aux élus locaux des responsabilités beaucoup plus importantes, nécessitant une implication de tous les jours.
L’abrogation symbolique de l’article L.2123-17 du code général des collectivités territoriales serait une juste reconnaissance du dévouement dont font preuve les élus locaux pour le bien public."


Mais, il est vrai que les Élus du PS sont, en ce temps, plus enclin à défendre les indemnités des élus qu'à les critiquer et en cela mon ami est un bon serviteur du parti qui le fait vivre, ou bien simplement à t'il été désigné pour devenir l'attaché parlementaire de l'Élu PS qui vient de poser une question écrite dont l'objet était de proposer au ministre concerné d'étendre les indemnités de certaines catégories d' élus municipaux !


Lire en ce sens :
La question écrite  N° : 65018 de M. Jean-Pierre Dufau ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Landes )





Pour moi une loi, tant qu'elle n'est pas abrogée, doit être respectée et la loi (article L.213-17 du code général des collectivités territoriales) est toujours en vigueur.


 À son aune les indemnités de fonctions des élus municipaux ne doivent que compenser leurs pertes de salaires et les frais inhérents à leur mandat et ne doivent , EN AUCUN CAS, représenter un salaire de l'élu municipal.


En l'espèce,en ma seule qualité de citoyen de la République Française et d"électeur de la Commune de Vernon (Eure) je me dois de constater que Monsieur Philippe N'Guyen Thanh, Maire (PS) de Vernon, VIOLE LA LOI FRANÇAISE EN TOUCHANT LE MOINDRE CENTIME D'EUROS AU TITRE DES INDEMNITÉS  QUI POURRAIENT LUI ÉTRE ATTRIBUÉES À RAISON DE SES FONCTIONS ÉDILITAIRES, ALORS QU'IL SE VANTE, À PLAISIR, DANS LA PRESSE DE TRAVAILLER 79 HEURE PAR SEMAINE ET DE CONTINUER SES ACTIVITÉS LIBÉRALES ET UNIVERSITAIRES.
D'autres élus de la commune de Vernon sont aussi dans ce cas où ,CONTINUANT LEURS ACTIVITÉS PROFESSIONNELLE ILS TOUCHENT CEPENDANT, AU MÉPRIS DE LA LOI, LEURS INDEMNITÉS ( Sans subir aucune perte de leurs revenus professionnels ! )


TOUT ÉLECTEUR (ÉLECTRICE) DE VERNON (EURE) EST DONC EN DROIT DE SAISIR LES TRIBUNAUX POUR EXIGER QUE CES ÉLUS RESTITUENT LES SOMMES QU'ILS ONT INDUMENT TOUCHÉES DEPUIS LE DÉBUT DE LEURS MANDATS.
Et ce d'autant qu'en refusant l'amendement abrogatif proposé par les Sénateurs Lefèvre et Deroche le législateur a , incontestablement, réaffirmé son attachement au principe de gratuité des fonctions édilitaires, énoncé dans l'article L 2123-17 du Code général des collectivités territoriales.


Mais à quoi bon écrire en majuscule un texte dont nul ne se souciera, en ce pays où l'on méprise le Droit !?


Lien renvoyant à un résumé du texte régissant les indemnités des élus municipaux

mercredi 6 juillet 2011

Le blog de Jean-Charles Houel: Le Figaro.fr prend l'exemple de Franck Martin !

Monsieur Franck Martin, Président-Maire-Conseiller Régional, ancien Conseiller Général (PRG) de Louviers (Eure) lors d'un Café Radical
Le blog de Jean-Charles Houel : Le Figaro.fr prend l'exemple de Franck Martin « pe...: "Lu sur le site du Figaro.fr ce soir :

« Le Parlement a abrogé une mesure qui permettait aux «cumulards» de reverser à un collègue les sommes perçues au-delà du plafond de 8300 euros. De l'argent qui restera dans les caisses des collectivités.

«Des rapports des chambres territoriales et de la Cour des comptes ont à plusieurs reprises contesté que l'argent public destiné à un élu puisse être ainsi versé à un autre. La Cour des comptes considère préférable qu'il n'y ait plus d'écrêtement et que la somme demeure tout simplement dans les caisses de la collectivité. Je vous propose donc de supprimer l'écrêtement», a défendu René Dosière, le député socialiste qui a déposé le texte, lors du débat parlementaire le 28 juin dernier. Cette disposition législative était aussi dénoncée par l'association anticorruption Anticor, qui, citée par le site d'information Mediapart, estime que l'écrêtement entrainerait des «risques de dépendance, de collusion et de corruption».

Une «palanquée» de «petits cumulards locaux»

Plusieurs députés UMP ont aussi soutenu cet amendement, comme Franck Gilard. Interrogé par Mediapart, il explique : «Les gens sont toujours prompts à pointer les avantages des parlementaires, mais il est temps de s'intéresser aux petits cumulards locaux, un peu obscurs, qui sont une palanquée».
Car des abus avaient vraisemblablement lieu, à droite comme à gauche.
Le site avance plusieurs exemples. Ainsi du député Patrick Balkany (UMP), qui avait fait reverser les siennes à son épouse et première adjointe, Isabelle Balkany, en 2008, alors qu'il était maire de Levallois. Ou du conseiller régional de Haute-Normandie Franck Martin, du Parti radical de gauche, également maire de Louviers et président de communauté d'agglomération, qui a fait voter le reversement de son indemnité à sa compagne, également adjointe à Louviers. Soit 1000 euros par mois.


Article connexe
Vers un autre site de l'Eure

jeudi 23 juin 2011

Jacques Attali : De l’importance des universités d’été de la Licra | LICRA

Jacques Attali : De l’importance des universités d’été de la Licra | LICRA

Pourquoi avez-vous accepté de participer aux premières universités d’été de la Licra ?
La Licra est une institution magnifique. Le combat qu’elle mène est d’une extrême actualité. On ne peut pas refuser d’apporter son appui à la Licra, à ceux qui veulent bien consacrer un peu de temps à ses luttes et seront présent aux universités d’été.

Quelles actions particulières contre le racisme et l’antisémitisme  avez-vous mises en œuvre sur un plan personnel ?
J’ai eu à réaliser d’innombrables démarches contre le racisme et l’antisémitisme dans le monde. Au niveau politique, je l’ai fait en essayant d’intervenir au plus haut niveau, auprès de gens qui pouvaient être efficaces et discrets. Dans mon activité d’intellectuel, je lutte en étant pédagogue. Dans le Dictionnaire amoureux du judaïsme, je pense avoir fait œuvre utile contre l’antisémitisme en tentant d’expliquer aux Juifs et aux non-Juifs, de façon aussi pointue, profonde et sérieuse que possible, ce que le judaïsme apporte d’universel. De même, avec les Juifs, le monde et l’argent, j’ai essayé de démythifier l’antisémitisme économique. Et dans le roman intitulé la Confrérie des éveillés, j’ai montré qu’un dialogue entre les trois religions monothéistes pouvait s’exprimer magnifiquement.
La Licra est une association très ancienne et qui a toujours sa raison d’être. Le combat contre le racisme et l’antisémitisme est-il toujours à recommencer ?
La bataille est sans fin car on sera toujours, à un moment, l’étranger de quelqu’un. La Licra est désormais une institution respectée et reconnue ; elle n’est plus dans la situation de 1928, elle est beaucoup plus forte et solide. Il faut préserver ces acquis et toujours combattre. A un moment où la mondialisation prend une ampleur particulière, la peur de l’autre revêt de nouveau une importance singulière. Les cris d’aujourd’hui contre les musulmans et les Africains sont ceux d’autrefois contre les Juifs, les Polonais, les Italiens… Dans un monde où le nomadisme revient, il est clair que  nous devons lutter encore pour l’acceptation des différences et montrer qu’il faut être un pays qui s’enrichit de la nature de ceux qu’il accueille. Car même si la reconnaissance de l’autre est plus grande qu’elle n’a été, certains ministres continuent à affirmer que les Français se sentent mal à l’aise chez eux car ils y côtoient des étrangers !
Ces prises de paroles choquantes au plus haut niveau de l’Etat ne sont-elles pas le symptôme d’un discours raciste décomplexé ?
Ce qui était ressenti comme délictueux auparavant ne l’est plus toujours. C’est inquiétant. On doit dire et redire que la France porte le nom d’un peuple qui était allemand, comme l’Allemagne est née d’un peuple qui était nordique, que les Russes sont issus de tribus vikings… Etre étranger, c’est finalement un concept vide de sens.
Les interventions de Marine Le Pen ont contribué à la banalisation de ces paroles nauséabondes. Quelle stratégie peut-on adopter face à ses idées ?
Si on ne s’attarde pas sur l’image que donne cette femme, on s’aperçoit que ses idées sont les mêmes que celles de son père, voire parfois même pires. Elle affirme des choses absurdes, sur le plan moral mais aussi tout simplement logique. Rétablir la peine de mort, fermer les frontières, sortir de l’euro, tout cela n’est pas efficace !
J’attache beaucoup plus d’importance au fait qu’un ministre puisse reprendre les idées de Marine Le Pen qu’à Marine Le Pen elle-même.
François Mitterrand affirmait : « L’extrême droite est dans la droite. » Cela n’a jamais été aussi vrai. Les idées de Marine Le Pen sont effectivement beaucoup plus communes qu’on ne le croit. Répandues dans la droite, elles doivent y être combattues. Nous verrons alors se dessiner, au sein de cette même droite, un nouveau clivage entre les républicains et ceux qui sont d’extrême droite et, par nature, ne sont pas républicains.
Il va falloir poser clairement certaines questions aux candidats à l’élection présidentielle : Considérez-vous que les étrangers sont trop nombreux en France ? Approuvez-vous le projet de fermeture des frontières ? Pensez-vous supprimer la binationalité ? J’espère que ces questions sortiront aussi de l’université d’été de la Licra.
Propos recueillis par Delphine Auffret