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vendredi 10 septembre 2010

Les articles d'Alain Rey sur Voie militante : Un retour des communistes dans la “vieille maison” est-il souhaitable ?

Un retour des communistes dans la “vieille maison” est-il souhaitable  ?

Par Alain Rey • 17 mai, 2008 • 

 Il faut une Fédération de toute la gauche !

De la gauche de gouvernement, selon le président d’honneur des Radicaux de Gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg. De toute la gauche , même la gauche Radicale et Utopiste, selon Jean-Pierre Chevènement et Gérard Filoche.
Mais pour commencer pourquoi ne pas réunifier le Vieille maison , selon le mot fameux de Léon Blum, c’est à dire refaire un Congrès de Tours à l’envers qui permettrait à nos camarades communistes de revenir dans le parti de Jaurès .

Proposition incongrue me dira t’ on, le PS a renoncé à la Révolution dans sa nouvelle déclaration de principe. Est ce si certain ?

Dans la version de ce texte publié par Le Monde, le 22 avril 2008, il est dit :

- Art 1 : ” Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève à la fois, d’un révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure—” - Art 2 : ” L’égalité est au coeur de notre idéal. Cette quête n’ a de sens que par et pour les libertés...”
- Art 6 : ” Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités, porteurs d’irrationalité, facteur de crises, qui demeures d’ actualité à l’âge d’une mondialisation dominée par le capitalisme financier.”
Si on remplaçait le mot “socialisme” par le terme Marxiste et le mot révolte par le noble terme de Révolution, ces longues périphrases de nos camarades de la rue de Solferino seraient elles incohérentes ? Je ne le pense pas et je ne doute pas que l’on pourrait les attribuer à la plume d’un des partisans de la motion Cachin-Frossard, qui lors du congrès de Tours conduisit à la création du Parti Communiste Français, sans qu’aucun des membres de notre Fédération (même le millier d’adhérents fantômes) n’y voit rien à redire.

La seule difficulté viendrait , à mon sens, du PCF.
 Est il encore un parti de gauche ?


Question scandaleuse me dira t’ on, peut être, mais examinons la réalité du Grand Parti des Fusillés. Incontestable premier parti de France au lendemain de la Victoire , SA Victoire contre le nazisme et le régime félon et collaborateur de Vichy.

Pour ne pas avoir eu la lucidité de Karl Marx, disant à propos du Guesdisme : ” Ce qui est sûr, c’est que moi je ne suis pas marxiste”, le voici à présent réduit lors des dernières élections à toutes les compromissions idéologiques pour conserver quelques élus, allant d’alliance avec la LCR en alliance avec le MoDem , alliance avec ce dernier parti qui n’a échoué, non comme on l’aurait souhaité suite à une levée en masse de tous les vrais communistes , mais simplement par un oukase du Maître à penser du pseudo mouvement démocrate, vrai parti de la droite traditionnelle non gaulliste (Credo que le MoDem partage avec le Front National ) .

Pour ne prendre que deux exemples dans l’Eure :

À Louviers , sur décision personnelle du Secrétaire de la Fédération Communiste de ce département (Christian Jutel ) , le PCF a successivement , soutenu, puis combattu, puis à nouveau soutenu la liste présentée par les notables locaux, qui contrôle cette ville. À Evreux le Parti Communiste a, sans aucun souci de cohérence idéologique, soutenu une liste opportuniste de dissidents PS, alors qu’en région parisienne , à juste titre Marie-George Buffet se plaignait que le PS présente des listes socialistes dans les communes détenues par le PCF.

Cette, ligne ” Rad-Soc ” , “Attrape-tout”, a permis au PCF de conserver un nombre non négligeable d’élus , bien que dérisoire au regard de ce qu’il fut à l’époque où les Communiste étaient intransigeants sur le caractère Révolutionnaire de leur parti .

Mais les “jeunes”(?) communistes connaissent ils encore le nom de Kanapa ?

Ou du grand résistant que fut Jacques Duclos,



Naguère,  le portrait du Camarade Duclos était le principale ornement du bureau de Christian Jutel à la Maison des Libertés( Siège de la Fédération de l' Eure du PCF à Evreux). 
Las !
 Lors de ma dernière visite au siège de la Fédération de l’ Eure du Parti Communiste , j’ai retrouvé ce glorieux portrait dans un cagibi au milieu de matériels de bureau obsolètes...”Sic transit gloria mundi ” !

Alors les communistes (puisqu’il ne le sont plus ! ) peuvent rejoindre le PS, ce qui mécaniquement conduira au regroupement de toute la gauche dans une seule entité, quelque soit le nom qu’on lui donne.

Et qui sait ?
Les camarades de ce Grand Parti de Gauche auront peut être à nouveau le courage de ne plus cacher leurs convictions derrière de longues périphrases et oseront
se dire Marxiste et Révolutionnaire ! 

Gémissons , gémissons gémissons , Mais espérons !

Alain Rey, Membre suppléant du Conseil Fédéral de l’ Eure du Parti Socialiste

Tags : Parti Socialiste, Politique
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Les articles d'Alain Rey sur Voie militante : Schivardi et Filoche, coupables d’être des Tribuns de gauche !

Schivardi et Filoche, coupables d’être des Tribuns de gauche !

Par Alain Rey • 31 jan, 2009 • Catégorie: Soutien
Chacun sait dans l’Eure, que, correspondant pour ce département de Démocratie & Socialisme, la revue animée par Gérard Filoche, je ne suis pas, comment dire… l’un de ses ennemis politiques. D’autant, qu’ès qualité de membre du Parti Socialiste, j’ai présenté à Evreux, lors d’une réunion Fédérale, la contribution au Congrès de Reims dont Gérard Filoche était le premier signataire.
Aussi, ne suis-je pas indifférent aux désagréments judiciaires auxquels Gérard Filoche est confronté, dans le cadre de sa mission d’inspecteur du travail, après plus de trente ans d’exercice de ce métier et à six mois de la retraite, lui qui s’est tant battu pour les retraites des autres avait pourtant bien droit au repos !
Soutenir Gérard Filoche
Soutenir Gérard Filoche
Que reproche-t-on à Gérard ? D’avoir exercé avec conscience sa tâche, en exigeant qu’une société parisienne de la Rue de la Paix (la Rue des “Grands” bijoutiers et des montres de prix !), ne détourne pas la loi au détriment d’une salariée qui, d’origine maghrébine, s’était vue refuser sa réintégration dans son ancien poste au retour de son congé de maternité et qui finalement, après moult harcèlements, a été licenciée dans des conditions qui ne respectaient pas le droit du travail.
Gérard Filoche a fait son travail et son seul tort est peut être, est sûrement, d’avoir cru en sa mission.

L’article 81 de l’OIT

Pour notre camarade Filoche, l’article 81 de l’OIT, qui précise que les inspecteurs du travail sont indépendants n’est pas un vain mot. Or, Gérard, qui a dans sa bibliothèque les œuvres complètes de Lénine et de Trotski, sait comme moi – mieux que moi – qu’en ce monde, les lois ne sont que des chiffons de papier face aux intérêts des détenteurs des moyens de production.
Le temps n’est plus, où au lendemain de la sécession de la plèbe sur le mont sacré (493 avant J-C ), la République Romaine créa la fonction de Tribun de la Plèbe, c’est à dire de représentant du peuple. Fonction interdite aux patriciens (membres de “l’Aristocratie Romaine”) et qui conférait à son titulaire le pouvoir de s’opposer à toutes décisions des autres Magistrats Romains !
Hélas pour Gérard, l’article 81 ne protège pas aussi bien les inspecteurs du travail que l’inviolabilité tribunitienne dont jouissaient les Tribuns de la plèbe.
Notre société nourrie de la morale chrétienne, comme aiment à le croire les instances de la Communauté Européenne, est plus dure au peuple que l’antique société païenne, qui, à Rome, avait plus que nous le culte du respect du droit.
Gérard sera donc, sur la foi de témoins “maison” traduit en correctionnelle pour entrave au Comité d’Entreprise “maison” de cette société. Très bien , on en parlera. Il sera relaxé et, au final, les inspecteurs du travail verront leur action facilitée par cette ultime combat pro domo de Gérard Filoche, qui pourra prendre sa retraite en paix.
Je pourrais arrêter là ce billet, ce qui ne déplairait pas à Denis qui, pour une fois, n’aurait pas à craindre soixante commentaires de lecteurs indignés par ma liberté de ton. Chose curieuse, j’ai même un jour relevé la présence d’un individu titulaire d’une carte de journaliste honoraire parmi ces censeurs… et bien non ! Je continue ! ET je donnerai donc à ce billet la forme d’une “Vies parallèles des Tribuns illustres”.

Vies parallèles des Tribuns illustres

Soutenir Gérard Schivardi
Soutenir Gérard Schivardi
Cette volonté de faire taire – écrivons le de TUER – les Tribuns du peuple en notre vingt-et-unième siècle encore naissant ne s’arrête pas aux inspecteurs du travail, accessoirement “patron de presse” (D&S est entrain de sauver de la faillite son imprimeur ! ). Elle touche évidemment les élus. Un autre cas suscite moins de soutiens que celui de Gérard Filoche (16000 signatures !), et en particulier de la part des élus des partis de la gauche dite de gouvernement (“dite”, car cela fait sept longues années qu’elle ne gouverne plus !). Certes, le cas est pour un élu socialiste ou pire encore pour un élu communiste difficilement défendable : il s’agit de Gérard Schivardi, l’un des quatre secrétaires nationaux du Parti Ouvrier Indépendant, jeune formation qui en août dernier a succédé au Parti des Travailleurs. Schivardi, cet ancien candidat “des Maires” à l’élection présidentielle, a eu le mauvais goût de se faire réélire par 62 % de ses concitoyens pouvant voter, c’est à dire citoyens et non sujet de la République, au poste de conseiller Général de Ginestas, canton de l’ Aude (Languedoc-Rousillon).
Or ce type dangereux qu’est cet autre Gérard, a fait une campagne de terrain, de militant. Chez lui les réunions de 4000 personnes pour entendre la grande prêtresse bouclée, à chasuble bleu entonner de sa voix de crécelle FRA-TER-NI-TÉ, on connaît pas ! Ginestas n’est pas le quartier latin, où le Noble Faubourg Saint-Germain, juste un coin de France. Alors c’est vrai : pas de mandataire financier (pour quoi faire ?). Gérard Schivardi a osé payer de sa poche – oui de sa poche -  et non faire payer sa campagne par une société travaillant dans son canton qui y aurait gagné un juteux contrat avec le département de l’Aude. Non ! Sur ses deniers, Gérard Schivardi a réglé son imprimeur (les Tribuns aiment bien les imprimeurs !) pour un montant de 223 euros et 45 cents !
Devant l’ampleur astronomique de cette somme, mon journaliste honoraire, censeur d’active, va s’esbaudir et citer, je n’en doute pas, le numéro 1897 du Point, (22 janvier 2009  page 15) où il est dit à propos de Julien Dray que son train de vie luxueux ne correspond pas à ses modestes revenus d’élu du peuple (12500 euros PAR MOIS ! )
Le commissaire du gouvernement près le Tribunal administratif de Montpellier demanda aux juges de ne pas déchoir de son mandat Gérard Schivardi et de ne pas le condamner à une peine d’inéligibilité à raison de sa bonne foi et de la faible importance de la somme en cause. Mais, devant la dangerosité de Gérard Schivardi, qui a parfois des accents à la Marcelin Albert, pour l’exemple, les juges de la bonne ville socialiste de Montpellier en décidèrent autrement et le Conseiller Général de Ginestas ne peut plus compter que sur la sagesse (réelle !) du Conseil d’Etat pour continuer sa mission tribunitienne.

État de droit ?

Pour conclure, peut-on encore considérer que la France est un Etat de droit, alors que, dans les procès politiques, bon nombre de décisions des différents ordres de juridiction sont rendues en fonction de “la dangerosité sociale du délinquant” , c’est-à-dire de sa capacité à se faire entendre pour aider les plus faibles et dénoncer les errements d’une société dans laquelle le travail n’est rien mais la naissance est tout.
À cette question ma réponse est : NON !

Pour soutenir Gérard Schivardi :

Pour soutenir Gérard Filoche :

Autres éclairages

Crédit photo : La Brèche
Licence Creative Commons Paternité 2.0 France - Voie Militante
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Les articles d'Alain Rey sur Voie militante : Salut l’artiste !

Salut l’artiste !
Par Alain Rey • 2 juil, 2008 • 
Ingrid Bétancourt a été libéré, c’est bien sûr une grande joie pour tous, même si cela se passe en Amérique du Sud, nous avons tous un peu l’impression que c’est une personne de notre famille qui vient d’être libérer, exactement comme en ce jour où des enfants pris en otages dans une école maternelle de Neuilly avaient été libéré. Qui ne se souvient de ce courageux Maire qui, au péril de sa vie avait, durant des heures, mené les négociations.
S’agissant du Sénateur Bétancourt, le même homme politique (Monsieur Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa), à peine élu avait fait de sa libération son premier combat, en ce 2 juillet cette heureuse libération est aussi sa victoire, même s’il ne la présente pas ainsi .
Ce premier jour des vacances d’ été commençait si mal, une incompréhensible fusillade à Carcassonne , le grande muette qui grogne, les journalistes du service public en révoltent, la République Tchèque
refusant le traité de Lisbonne, après le Président de Pologne, la présidence française de la Communauté Européenne ne s’ouvrait pas sous des auspices favorables, la seule bonne nouvelle de la journée provenait du Parti Socialiste, qui en ce deuxième jour du mois de juillet apportait la preuve de sa vitalité en présentant les nombreuses contributions de ses militants, pour le futur Congrès de Reims, ce qui aurait dû être le seul grand sujet du “vingt heure ” .
Mais tout cela n’existe plus, cette Libération de la grande Dame de l’Amérique du Sud sera durant tout l’été le centre de toutes les conversations.

Salut l’ Artiste !



Tags : Evénements, International, International, Libertés, Monde, Sarkozy

Les articles d'Alain Rey sur Voie militante : Régionales : PAS SCOOP ! Comme d'hab le PS a une guerre de retard !

Régionales : PAS SCOOP ! Comme d’hab le PS a une guerre de retard !

Par Alain Rey • 17 fév, 2009 • 
Les socialistes seraient-ils à louest ?
Les socialistes seraient-ils à l'ouest ?
Le Parti dit Socialiste était enfin prêt à se battre contre le scandale de la réforme des collectivités territoriales, alors que la proposition de loi du député Jean-François Mancel visant à substituer des Conseillers Territoriaux aux Conseillers Généraux et Régionaux datait de Février 2008, le , grâce à la vigilance de ses députés et de ses nombreux permanents, avait enfin compris la menace, comme en 1940 après un an d’attente la machine de guerre socialiste allait se mettre en marche.
Vœux spectaculaires du Conseil Général de l’ : “Touche pas à mon département “, pétition en ligne (ENFIN !!!) en Seine-Maritime : “Je soutiens mon département et je le dis“.
Las ! la guerre est finie avant d’avoir commencé, le site internet Exprimeo.fr vient d’annoncer hier que Dominique Perben diffère la réforme des collectivités territoriales à 2014, suivant en cela les recommandations de la commission Balladur qui juge urgent d’attendre à 2014 pour faire cette réforme, pourtant considérée comme essentielle par le Chef de l’Etat !
Le plus grave est qu’alors que le Parti dit Socialiste prenait son temps (1 AN !) pour découvrir le projet et évaluer le danger d’une réforme drastique des collectivités territoriales la droite préparait ses listes tant pour les Régionales que pour les Européennes. Le PS lui en est encore, pour les Européennes au dépôt des candidatures à la candidature !
Dans un prochain article, je donnerai mon sentiment sur les chances du  de demeurer le premier parti de la gauche à l’issue de ces élections Européennes du Juin 2009  dont la préparation débute seulement maintenant au . Ce qui pourrait “désespérer Billancourt ” s’il y avait encore une usine Renault sur l’Ile Séguin !
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Les articles d'Alain Rey sur Voie militante : Quand Marc Dolez sème l’effroi à l’ Assemblée Nationale


Quand Marc Dolez sème l’effroi à l’ Assemblée Nationale

Publié le 30 mai 2008 sur Voie Militante

” A vrai dire, pour rendre toute sa place au parlement et, à l’instar des autres démocraties européennes, refaire de l’élection des députés le rendez-vous électoral fondamental, il n’y a pas d’autre solution que de remettre en cause le principe même de l’élection du Président de la République au suffrage universel direct.”
Cet extrait d’une récente intervention à l’Assemblée Nationale du Député Socialiste Marc Dolez , mérite un commentaire.

VI République lisait on , entendait on de tous côtés lors des dernières campagnes électorales Nationales , oui , oui , mais comme le rappelle, en citant De Gaulle, Marc Dollez dans son intervention “à la chambre”, aurait on dit sous la troisième République, “Une Constitution, c’est un esprit , des institutions et une pratique”, or si la Constitution de 1958, largement inspirée par Michel Debré, avait pour but d’instaurer un régime parlementaire “rationalisé” , l’élection du Président au suffrage universel direct a créé les prémices d’un régime présidentielle, c’est à dire au sens premier , romain du terme ,la Dictature d’un seul.
Tout étudiant de première année en droit constitutionnel apprend que le référendum de 1962 qui institua, l’élection du Président au suffrage universelle, par une consultation directe du peuple, en écartant la procédure régulière de révision constitutionnelle, était inconstitutionnelle, même si le Conseil Constitutionnel se déclara, fort à propos, incompétent pour juger de la constitutionnalité d’une réforme acceptée par référendum, même si en l’espèce, c’est le recours au référendum qui sur ce point était anticonstitutionnel !
La réduction du mandat présidentiel à cinq ans et plus encore l’inversion du calendrier électoral sous le gouvernement Jospin ont accentué ce tropisme dictatorial de nos institutions.

L’inversion du calendrier électoral, une mesure d’apparence technique ,est la cause d’une présidentialisation durable de notre loi fondamentale.
François Loncle est l’un des seuls élus de l’ Assemblée a avoir perçu le danger de cette mesure d’ordre.
En 2002 l’ordre normal des élections aurait dû être : Élections Législatives, PUIS Élections Présidentielles , dans ce cas la croyance selon laquelle l’Assemblée doit être de la même couleur politique que le président n’aurait pas eu la même force dans l’esprit des électeurs et on pouvait même espérer que lors de l’ élection présidentielle, les électeurs aurait eu à coeur d’ élire un président qui puisse être en harmonie politique avec la nouvelle Assemblée.
Les hasards du calendrier électoral permettaient donc de mettre un frein à la dérive présidentielle de nos institutions.
Las, l’obsession présidentielle a tant gangréné les esprits depuis cinquante ans que même à gauche , même au C6 R de Montebourg, nul n’ose plus penser à remettre en cause ce qui fait, nonobstant les textes, la force du Président de la République :
Être l’élu, le mieux élu de France , même si la “preuve par turbe ” n’est plus qu’une survivance doctrinale du droit médiéval !
Le Général de Gaulle avait raison de paraphraser un grand professeur de Sciences Po en disant qu’en matière constitutionnelle, le rôle de la pratique est primordial, dans les textes le président de la troisième République, avait des pouvoirs non négligeables, en particulier il détenait le droit de dissolution de la chambre des députés, ce qui faisait de lui l’arbitre de toute crise gouvernementale !——après la crise du 16 mai 1877 ce pouvoir tomba en désuétude et ne fut plus jamais utilisé, reléguant le Président de la République à un rôle purement protocolaire , quand son état de santé mentale ou physique lui permettait au moins d’avoir une telle activité .
De même, dans son intervention Marc Dolez explique que si l’actuelle majorité parlementaire a cédé bien rapidement sur la modification des articles 5 et 20 de la Constitution, ayant pour but d’inscrire dans notre loi fondamentale , que le président gouverne, c’est qu’en pratique , cette modification est inutile , tant la croyance en de mythiques pouvoirs réservés du président (qui n’existe pas et n’ont jamais existé dans la Constitution !) est forte, même à gauche !
N’en sommes nous pas au Parti Socialiste à vouloir calquer le rythme de la vie associative de notre formation politique sur celui de l’élection présidentielle ? !!!
Si en ma qualité de membre suppléant du Conseil Fédéral de l’Eure du Parti Socialiste, il m’était donné de participer aux débats de notre parti (Comme tout autre militant ! ), je manifesterais mon opposition à cette modification statutaire, proposée par notre direction, selon une procédure qui viole les statuts du Parti Socialiste—-décidément le mimétisme avec les détestables pratiques constitutionnelles de la cinquième République est devenu le règle dans le parti de Blum !


Les articles d'Alain Rey sur Voie militante : Quand les socialistes se combattent entre eux et en oublient leurs ennemis de classe !


Quand les socialistes se combattent entre eux et en oublient leurs ennemis de classe !

Par Alain Rey • 21 août, 2009

Il est dans l’ un homme politique de droite que tout autre Fédéral “socialiste” qu’ (l’actuel fédéral  de l’) rêverait de compter au nombre de ses adversaires. Les quelques éléments de biographie qui sont l’objet du présent billet en convaincront sans peine les lecteurs de ce blog.
Né dans une famille honorée d’un titre de baron (12 novembre 1811), sous l’Empire, on peut blasonner (décrire des armoiries selon les règles du blason) les pleines armes de notre sujet d’étude de la manière suivante :
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Coupé : Au 1, parti d’azur à l’étoile d’argent et de gueules à une branche d’olivier d’argent posée en bande et chargée d’une épée d’or posée en barre et la pointe basse ; au 2 d’hermines plein.
Ce qui en langue vulgaire signifie approximativement, que l’écu sur lequel figure les armoiries (ensemble des emblèmes symboliques qui distinguent une famille) est coupé verticalement en deux parties, l’une bleue (azur) étant décorée d’une étoile blanche (argent) et rouge (gueules) sur laquelle s’entrecroisent une branche d’olivier et une épée, l’autre partie étant dessinée d’une manière symbolisant l’hermine, alternance de noir et de blanc.
Tous ces décors étant régis par les règles, très complexes, de l’héraldique impériale, les meubles (étoile, branche d’olivier, épée) symbolisant les domaines d’activités du récipiendaire de cette haute faveur de celui qui avait reçu le titre d’Empereur de la République du peuple français.
Un Maire-Conseiller général qui porte de plus belles armoiries que sa commune (Verneuil-sur Avre) n’est point une chose si courante dans notre département, mais quelques une des illustrations de son nom (haut fait des membres d’une même famille aristocratique) méritent d’être signalées.
Je me limiterais à deux citations, l’une concernant le plus célèbre aïeul de l’élu objet de ce billet :
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Son ancêtre signa, le 8 février 1796, un arrêté nommant général un jeune officier corse (protégé du frère de Robespierre !) au nom et au prénom ridicules et imprononçables et après diverses fonctions gouvernementales notre “héros” devint le 29 août 1805 Intendant Général de la Grande Armée, fonction d’une importance stratégique capitale, puisqu’il lui revenait d’assurer l’approvisionnement des sept corps d’armées, des sept torrents que Napoléon lança dans une campagne qui se termina par la bataille d’Austerlitz, ce haut fait valut en 1806 à Claude- des obsèques grandioses sur ordre de l’Empereur, il fut inhumé au Panthéon, lors d’une cérémonie organisée par Joseph-François Baudelaire (Le père !) et son éloge funèbre fut prononcée par le plus grand mathématicien de cette époque : Monge.
Dans l’ avoir un ancien candidat à la députation ayant à répondre d’un tel passé n’est déjà pas chose courante, mais notre histoire ne s’arrête pas en si bon chemin, près d’un siècle plus tard un autre représentant de cette famille fut aussi le serviteur d’une autre grande révolution… celle de l’automobile !
En 1903, à 24 ans, le Baron Charles Petiet créa la marque automobile Ariès (Bélier en latin), nom qui traduisait le désir du fondateur de cette entreprise de produire des voitures qui soient de qualités et robustes.
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L’une, l’Ariès type B, fit en 1903 un tour de France de 5000 kilomètres.
Les automobiles et camions Ariès connurent un réel succès de part le monde, dès les années 1906, 1907 et 1908, ARIÈS fournissait des autobus à étage à Londres, des autobus sur rails à Moscou, des taxis àNew York, des véhicules pour les compagnies de transport de la cordillère des Andes, de Buenos Aires, de Lima, du Caire et des véhicules pour l’armée .
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Ce qui conduisit Charles Petiet à succéder, en 1918, à Louis Renault à la présidence de la Chambre Syndicale des Constructeurs Automobiles, présidence qu’il garda jusqu’en 1953.
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Quel dommage que l’obsession d’ (le Fédéral  de l’) soit de faire la chasse à ses militants les moins inintelligents et les plus aptes à s’opposer à la droite sarkozyste !
Imaginez le succès de notre “indigne” fédéral de l’ du Parti dit socialiste, si à l’annonce du rachat par  des automobiles Heuliez il avait livré à la presse régionale une note contenant les informations que je viens de narrer sur la geste des barons Petiet !
Mais les permanents de la Fédé 27 étaient bien trop occupés à fabriquer de “faux dossiers secrets” contre  et à titre infiniment subsidiaire contre Alain Rey, pour se soucier de donner à leur employeur un dossier complet sur les affaires du conseiller général UMP deVerneuil-sur-Avre,  qui avec une fortune estimée à cinquante millions d’euros, émarge à la quatre cent trentième place au classement Challenges des Fortunes de France !
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Baron d’Empire, descendant de ces industriels que combattit le Front Populaire en 36, détenteur d’une fortune aussi importante que celle dont on crédite la famille de Jean-Michel Baylet (le président du PRG), déclaré inéligible par le conseil constitutionnel pour des “erreurs” de comptes de campagne et ayant à se justifier de la faillite de sa filiale suisse, Louis, Baron Petiet, Conseiller Général-Maire de Verneuil-sur-Avre serait dans toute autre fédération socialiste que celle de l’, l’ennemi de classe de toute la gauche de son département !
Las, dans l’, sous le joug d’Yves, Premier Fédéral et Autocrate de tous les socialistes de l’, l’ennemi de classe c’est  (!) coupable d’avoir été préféré par ses camarades de la section d’Evreux à des notables aigris, qui furent incapables de démontrer à leurs camarades de section leurs capacités à exercer des fonctions municipales !
Certes, on m’objectera que Rachid, contrairement à Claude-, n’est pas réputé pour sa rigueur morale.
Claude- stupéfia l’Empereur par son honnêteté, mais Rachid aurait acheté les votes de ses camarades d’Evreux !
Curieux, je n’ai pas lu le nom de Mammeri, dans la liste des “milliardaires” de Challenges !
ET PUIS QUAND BIEN MÊME UN CANDIDAT AURAIT LA CAPACITÉ DE COMMETTRE UNE TELLE FRAUDE, NOS STATUTS PRÉVOIENT QU’UNE LISTE, dans le cas d’une commune de plus de vingt mille habitants, DOIT SUCCESSIVEMENT ÊTRE APPROUVÉE PAR LE CONSEIL FÉDÉRAL ET PAR LE CONSEIL NATIONAL DU  !
ALORS EUX AUSSI AURAIENT ÉTÉ ACHETÉS PAR MAMMERI ?
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 à La Rochelle, aux côtés d’Henri Weber, signataire de la contribution de Rachid au Congrès  de Reims.
EN CETTE AFFAIRE MAMMERI, LA SEULE CHOSE QUI SOIT SCANDALEUSE C’EST L’ABUS DE POUVOIR QU’A COMMIS LE BUREAU NATIONAL DU  EN RETIRANT ARBITRAIREMENT À LA LISTE DE , (AU SECOND TOUR DES MUNICIPALES) L’INVESTITURE DU  POUR LA DONNER AU QUARTERON DE DISSIDENTS  QUI ÉTAIT PARVENU À DEVANCER LA LISTE LÉGITIME DE LA GAUCHE ÉBROÏCIENNE.
CE SONT CES TYPES LÀ QU’IL FAUDRAIT EXCLURE DU  ET QUAND J’ÉCRIS “CES TYPES LÀ” JE NE PENSE PAS QU’AUX DISSIDENTS  D’EVREUX, MAIS AUX “CAMARADES” INDIGNES ET IRRESPONSABLES DU BUREAU NATIONAL DU  !
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Photo rare,  se commettant avec des militants de base du !  est l’individu chauve, cravaté, en parka marron, qui semble trouver très réjouissant d’être placé derrière Hélène Ledoux,Ancienne Secrétaire nationale du PRG, Membre du CF27 PS et du CA de la section PS d' Evreux et épisodiquement  rédactrice à Voie Militante.
Avec des “socialistes” tels qu’, je ne doute pas un seul instant que le baron Louis pourra célébrer, vers 2014, son premier milliard d’euros, à la tête du premier Conseil territorial de Normandie, en présence du Premier Ministre d’alors, Monsieur Bruno Lemaire !
Sauf, évidemment, si d’ici là  est exclu du  et si Alain Le Vern comprend (enfin !) que pour lui l’heure de la retraite a sonné !
Alain Rey-Hartmann.
Pour mieux connaître la geste de la famille Petiet et les affaires du baron Louis :
Crédit photos : forum.cinemafantastique.be ; educol.net.

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dimanche 29 août 2010

Les articles d'Alain Rey sur Voie militante : Quand Denis Szalkowski a tort de fuir le front !

Quand Denis Szalkowski a tort de fuir le front !
Par Alain Rey • 14 déc, 2008 • 

Mon Cher Denis,

Ne compte pas sur moi, pour me joindre à la cohorte de ceux qui te félicitent de ton départ du Parti Socialiste, alors qu’ils en sont bien heureux... Et une place de plus une ! Oui tu as tort de fuir le front et tu devrais nourrir, pour le moins, un doute méthodique sur ceux qui te disent le contraire.

La politique est un combat, que des gens qui participent à la vie politique non pour défendre un idéal mais pour en retirer des satisfactions personnelles s’opposent à toi... quoi de plus naturel, il serait insultant pour toi que ces types se conduisent en amis loyaux à ton égard !


Je ne me suis jamais interdit de te critiquer quand j’estimais que tu te trompais, ni de te soutenir contre mes propres amis dans le cas contraire.
Depuis des décennies la Fédération de l’Eure du Parti Socialiste va mal, mais depuis des années aussi le PS va de mal en pis, ce qui a aggravé le mal dont souffre la Fédération de l’Eure du Parti Socialiste c’est paradoxalement d’avoir conquis le département de l’Eure. Chacun le sait, le pouvoir et les illusions de puissance qui vont avec rendent fous les plus sages, nous en sommes dans l’Eure à élire et réélire Fédéral un jeune militant, parachuté dans notre département et qui je le crois ne se rend pas compte qu’il n’est que le prête-nom, de ceux qui à couvert créent et manipulent les ombres de la caverne de la rue Joséphine.
Parler contre les montreurs de marionnettes est certes un exercice difficile, dangereux même, parfois comme pour Socrate cela se termine par une injonction de justice vous condamnant à boire un bol de ciguë. La République n’a pu exister dans ce pays et dans tous les autres que parce qu’à chaque génération des citoyens se sont sacrifiés pour donner vie à leur idéal.
Toi parti, mon très cher Denis, qui d’autre dénoncera les tropismes népotiques qui rongent notre Fédération de l’Eure du Parti Socialiste, ce que dans l’Eure on nomme couramment le Socialisme Familial, nos camarades ne comprennent pas que lorsqu’ils placent, même en position non éligible, même sans arrière-pensées coupables, juste par complaisance pseudo- fraternelle à l’égard d’un camarade méritant de notre Parti Socialiste, sa compagne, son fils, sa fille, sa soeur, son frère, son beau-fils, sa belle-fille etc... ils créent les conditions d’une suspicion qui est d’autant plus dévastatrice dans l’opinion publique qu’en réalité ce geste ne conduit évidemment à aucune, et je le répète AUCUNE conduite pénalement condamnable !

D’autres associations ont connu de semblables dérives, jusqu’à une date assez récente (pour une association crée en 1773) le Grand-Orient de France dispensait les fils de Franc-Maçon, les “Lowton” des épreuves réservées à ceux qui sont les premiers de leur lignée à recevoir la lumière, et même quand ils étaient soumis à ce que les maçons nomment l’épreuve du bandeau, eu égard à leur naissance celui-ci au lieu d’être opaque était aussi translucide que le bandeau que porte un Maître Maçon le jour où il est reçu au degré de Maître Secret.
Et puis, après 1945, vint l’interdiction de ces pratiques d’un autre âge et l’introduction de l’article V, § 4 de la Constitution du Grand Orient qui est très clair sur ce point : “Nul ne peut être dispensé des épreuves graduées prescrites par les rituels”.
Les membres de Grand Orient de France ont su mesurer les risques que faisaient courir à leur association cette pratique séculaire et ils ont eu le courage et la lucidité d’y mettre fin.
C’est cette de prise de conscience de l’évolution de notre société dont a besoin la Fédération de l’Eure du Parti Socialiste et ce n’est pas la regrettable fuite de mon ami Denis Szalkowski qui y aidera... bien au contraire !

En très grande Amitié, 
 Alain Rey-Hartmann

Tags : Brionne, Eure, Eure, Parti Socialiste 

2 Réponses »

1. Denis Szalkowski le 14 décembre 2008 à 6:52 : 

@Alain

Ce doute dont tu parles m’a toujours habité dès mon adhésion. A la fois dedans et dehors, la décision que j’ai prise de partir s’est imposée à moi au fur et à mesure du temps.
Je partage ton triste sentiment sur cette fédération dont j’ai bien compris que les décisions se faisaient en dehors du Parti socialiste. Ces gens qui gouvernent cette fédération ont fait le choix de la politique au mieux comme métier au pire comme passe-temps.
Le népotisme est en train de dissoudre la société française, ses élites. Il amplifie les mécanismes de reproduction sociale et engendre une “consanguinité intellectuelle” dont le résultat est que la société française est aujourd’hui dangereusement bloquée . Lorsque j’ai vu Thomas Hollande filmer sa mère à chacune de ses apparitions au sein de Désirs d’avenir, lorsque j’ai vu les noms de certains candidats présents sur les listes du PS, j’ai compris que cette gangrène avait atteint le Parti socialiste irrémédiablement.
On dit des maçons de droite qu’ils sont affairistes. Je crois que le PS a un vrai problème avec ses maçons. Sans doute, convient-il de ne pas mettre tout le monde dans le même panier. Mais les liens “hiérachiques” liées aux pratiques maçonniques semblent plus fort que ceux qui régissent le fonctionnement d’un Parti tel que le Parti socialiste. Il suffit de voir ce qui s’est passé lors des dernières municipales dans l’Eure.
Je ne crois pas avoir fait d’erreur en quittant ce Parti. Sans doute, serai-je plus utile ailleurs .

2. dominique le 19 décembre 2008 à 21:30 :
bonsoir, à lire ici je retrouve ces façons de faire d’ailleurs, ou la p’tite famille trouve toujours place , et les p’tits copains avec ... et les amants d’un jour ou deux aussi... : le PS se reproduit à l’identique, et je crains que cela ne soit la maladie politiquement transmissible....