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mardi 24 août 2010

Les articles d'Alain Rey sur Voie militante : Européennes : le PS survivra-t-il à sa défaite du 7 juin 2009 ?


Européennes : le PS survivra-t-il à sa défaite du 7 juin 2009 ?
Par Alain Rey • 23 fév, 2009 • Catégorie: Elections

J’imagine assez bien les réactions des importants, des belles personnes du parti dit socialiste en général et de la Fédé 27 PS en particulier à la lecture du titre de ce billet. Qu’importe puisque qu’avec ce qui leur tient lieu de curiosité intellectuelle, ils n’iront pas plus avant que la lecture de ce titre, et je ne parle évidemment pas d’Yves Léonard (l’inexistant Fédéral PS de l’Eure ) qui n’utilise généralement que des informations de deuxième ou de troisième main !
Et pourtant ! J’avais conçu un titre bien plus terrible, du type “Les Européennes seront elle la bataille de Cannes du parti socialiste ?” Mais, connaissant assez bien les hauts dignitaires de la Fédé 27 PS , j’ai craint qu’ils croient que j’avais commis un article sur le Festival de Cannes !
Concession bien regrettable de ma part, car en bien des points cette comparaison avec la bataille de Cannes s’avère topique.

Cannes, en Italie, est le lieu où le 2 août 216 Av J-C le Carthaginois Hannibal infligea à l’armée romaine l’une des plus grandes défaites qu’elle ait eue à subir durant toute son histoire m illénaire.
Tout avait pourtant si bien commencé pour Rome. Après la surprise du franchissement des Alpes par l’armée d’Hannibal, la République Romaine avait confié le pouvoir à Qintus Fabius Maximus Verrucosus, Cunctator.







 Et celui ci prenant , non sans génie, la juste mesure d’Hannibal évita tout affrontement direct contre ses armées, se contentant d’opérations militaires qui de nos jours relèveraient de la guérilla. 
Stratégie qui porta ses fruits !
 Las, les Romains estimant que cette manière de se battre, même victorieuse, était indigne d’eux conférèrent le commandement de la plus grande armée que la République n’ait alors jamais réunie à deux Consuls, qui, opposés sur tout passèrent, leur temps à se disputer et lorsqu’ils affrontèrent le borgne le résultat en fut, au détriment de l’armée romaine, un chef-d’œuvre d’encerclement d’une force armée en vue de son anéantissement, manœuvre qui est encore enseignée dans les écoles de guerre !



Quel rapport avec le PS et les Européennes du 7 Juin 2009 ?

 Il est au Parti Socialiste un Homme d’État, du nom de Laurent Fabius...

 Photo ci dessous,  de Laurent Fabius lors d'un meeting de soutien, à sa candidature à l'investiture à la présidentielle de 2007, organisé dans la circonscription de Marc Dolez par FMDS, à l'époque  le "sous-courant"  PS de ce député du Nord et de Gérard Filoche.

 Ancien Premier Ministre  qui (pour ne pas s’enfermer dans son bureau du Palais Bourbon ou de la Rue de Solférino ) avait comprit, en discutant avec eux,  que jamais les électeurs de gauche ne voteraient pour un traité aussi réactionnaire que le TCE et, ayant admis cette réalité, il s’efforça (non sans courage ! ) de la faire accepter par ses “camarades” du Parti dit Socialiste.
 Je ne connais que trop ce combat, pour avoir vécu de près cette époque où l’incomparable Fédéral PS de l’Eure d’alors ( Michel Ranger ) se déclara partisan de cœur du Non... Mais se “résigna” à prendre la présidence de la commission Fédérale pour le oui dans une Fédé qui était majoritairement pour le Non !
Et le Non l’emporta largement au niveau national et plus encore en Haute-Normandie, en dépit d’un scrutin interne au PS qui, même si sa sincérité était contestable, coupa durablement le Parti dit Socialiste de son électorat.
 Qui n’a entendu, dans l’Eure, le Maire de Conches en Ouche ( Alfred Recours) lancer des répliques péremptoires à l’égard de ceux qui,  comme ses concitoyens, avaient osé voter Non !
Il est au PS, comme dans la République Romaine,  des gens qui considèrent qu’il ne faut jamais remettre en cause les dogmes, que ce soit celui d’un soutient indéfectible à l’Europe des pères fondateurs au PS ou celui de la vaillance ostentatoire que prônaient les pères conscrits (Sénateurs) à Rome et ce même au risque de tout perdre !

En ce triste temps de crise économique, crise que l’on peut qualifier de Crise du Capitalisme Monétariste, les arguments que nous avions naguère utilisés pour combattre le TCE ont conservé toute leur valeur et notamment les critiques relatives au danger du pouvoir exorbitant conféré à la BCE. Le Gouverneur de la BCE prétend avoir raison contre tous les autres gouverneurs des Banques Centrales du Monde et en particulier contre le dangereux Marxiste-Léniniste qui préside la Banque centrale des États-Unis d’Amérique, pays communiste par excellence, comme chacun sait ! “Il ne faut pas baisser les taux , jusqu’au taux zéro ! ” En vérité, en vérité je vous le dis telle est la vérité révélée détenue par Saint Jean-Claude !
C’est l’Europe de Delors ( Autre Saint du Panthéon “OuiOuiste” !), l’Europe du saint dogme de la concurrence libre et non faussée qui met un frein aux mesures ( déjà prisent, pour certaines, aux États-Unis d’Amérique) ayant pour but de sauver l’industrie automobile et le système bancaire. Mesures qui devraient aller, par respect de l’intérêt général, jusqu’à la nationalisation immédiate de pans entiers de notre économie ! Hélas, qui se souvient à Solférino de ce remarquable ouvrage (bénéficiant d’une longue préface de Laurent Fabius ) écrit par Lionel Zinsou (Dont je fus l’étudiant ! ) et qui à raison était titré : ” Le Fer de lance” et sous-titré : ” Essaie sur les nationalisations industrielles ” ? !
Et qui se souvient aussi de l’action de Jean Le Garrec qui conduisit les nationalisations qu’avait décidées le gouvernement dirigé par Pierre Mauroy ? !

Comment voulez vous qu’un parti, tel que le PS puisse être crédible aux Européennes, alors que depuis le Congrès de Reims il se divise en deux clans, et que le seul point commun de ses deux “cheftaines” est D’AVOIR VOTÉ ET FAIT VOTÉ POUR LE OUI AU TCE, ALORS QUE L’ÉLECTORAT SOCIALISTE VOTAIENT MAJORITAIREMENT NON !

Pour emporter l’adhésion des électeurs aux prochaines Européennes il faudra être critique à l’égard de Bruxelles , que ce soit des critiques de droite (UMP) ou des critiques de Gauche ( NPA)... MAIS ÊTRE CRITIQUE !

En ce qui concerne la préparation des Européennes, le Parti Socialiste n’en n’est encore qu’à la phase des marchandages préliminaires entre courants ( vendredi à Solférino) et à celle du dépôt des candidatures à la candidature, alors que tous les autres partis annoncent déjà leurs têtes de listes pour chacune des huit régions ! Les dignitaires de Solférino savent-ils que les Européennes ont lieu le 7 juin 2009 et non 2012, comme le donne à penser leur échéancier ?! 
Ne sous-estimons pas la portée des élections Européennes ! Notre camarade Jean-Charles Houel a eu raison de reproduire intégralement dans son blog une déclaration du Président de la République, citée dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace où la position de monsieur Sarkozy est nettement énoncée : “Nicolas Sarkozy a précisé mardi soir, devant une quarantaine de députés de la majorité invités à l’Élysée, sa position sur la réforme des collectivités locales sur laquelle la commission Balladur doit rendre ses conclusions fin février. Il a émis le souhait d’en discuter immédiatement après les élections européennes, pour un vote au parlement au courant du mois de septembre“.

Les élections Européennes seront le “test” dont dépendra toute la suite. Si le parti socialiste perd ces élections européennes, il ne pourra plus rien faire avant sa résurrection au jour du jugement dernier !!!
 En espérant qu’à cette date, les mânes de Jaurès, de Blum et de François Mitterrand viendront aider à cette reconstruction !
En guise de conclusion, je ne vois qu’une lueur d’espoir pour le PS à l’échéance du 7 juin 2009, certes que Laurent Fabius se voit confié la lourde charge de conduire la campagne des Européennes... mais peut être aussi l’idée émise par l’actuelle direction de la rue de Solférino de donner une large place dans les listes européennes aux camarades issus de ce que l’on nomme au PS (faute de mieux !) la diversité.
Au moins, ce geste permettrait de trancher ( le nœud gordien ?) du passé. Mais à lire ce qu’écrit Rachid Mammeri dans son blog, des tentatives passées du PS en ce domaine, je doute que cette velléité résiste aux froncements de sourcils des quelques hiérarques provinciaux du PS, qui considèrent que les camarades de la “diversité” sont IN-DIS-PEN-SA-BLES en périodes électorales.
 Indispensables pour préparer les cafés et servir les sandwichs aux “Békés” qui dirigent en maître le parti, dit socialiste !

Tags :  Elections, Eure, Parti Socialiste, Politique
Blog référent : http://leblogdalainreysocialistelibredeleure.blogspot.com/

dimanche 22 août 2010

Les articles d'Alain Rey sur Voie militante : Élections Européennes de juin 2009, le PS est mal parti !

Élections Européennes de juin 2009, le PS est mal parti !
Par Alain Rey • 24 jan, 2009 • Catégorie: Elections

Dans cinq mois, les élections Européennes auront lieu. Et pourtant, en ce 24 janvier 2009, l’impression qui domine, c’est celle d’une échéance très lointaine. A lire les documents produits par la Fédération de l’Eure du Parti Socialiste, et aussi pour qui lit et compare les rares sondages existants, vous pourriez avoir la curieuse et désagréable impression que les jeux sont déjà faits et qu’une fois encore le Parti Socialiste va connaître un cuisant échec dans une élection d’importance nationale.
Défaitisme, catastrophisme, oui c’est ce que diront les bons militants PS, qui en d’autres temps, expliquaient doctement que les sondages ne représentaient rien et qu’évidemment le peuple de gauche voterait massivement pour le oui au TCE. Avant eux les militants (ou plus justement le vote des militants, tel que publié par les Fédérations du Parti Socialiste) avaient désigné ce choix comme étant le bon choix. Oubliant que l’auteur de cette formule, Valéry Giscard d’Estaing, avait été désavoué par une majorité des citoyens de ce pays.
N’étant pas un haut dignitaire du Parti Socialiste, je ne risque pas, il est vrai de recevoir un coup de fil véhément du Premier Secrétaire de cette formation politique, comme Pierre Moscovici, pour avoir osé écrire dans son blog, à propos des nouveaux dirigeants du PS que : ” les premiers pas de la direction sont... hésitants” .
Ni de voir mon présent article censuré comme, dans un autre Blog que Voie Militante (évidemment ! ), un article rédigé par Hélène Ledoux, la correspondante pour l’Eure de Pierre Moscovici !
Mon commentaire ne portera que sur deux sondages réalisés à un mois et demi d’intervalle par le même institut (l’Ifop). Certes, m’objectera-t-on brutalement, cela n’a pas de valeur scientifique, d’autant que l’un de ces sondages n’a été que partiellement publié, car réalisé à la demande d’un parti politique. Oui, oui, cela n’est pas sérieux, mais voyez vous je suis de ceux qui, au premier éternuement, pensent à la grippe et réagissent immédiatement de manière appropriée. Il est des tendances qui méritent d’être commentées, quitte à ce que ce commentaire influence le résultat futur.
La fiche technique de mon premier sondage Ifop est la suivante.
Sondage Paris Match-Ifop réalisé sur un échantillon de 881 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 959 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, niveau d’éducation), après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées les 27 et 28 novembre 2008.
Les résultats sont :
Liste UMP : 22% Liste PS : 22% Liste NPA, soutenue par Olivier Besancenot : 8% Liste MoDem : 12% Les Verts : 11% Liste «Oui à l’Europe, non à Bruxelles» conduites par Philippe de Villiers : 4%
La fiche technique du second sondage Ifop est la suivante :
Sondage réalisé les 8 et 9 janvier 2009, auprès de 907 personnes à la demande des listes «Oui à l’Europe, non à Bruxelles» conduites par Philippe de Villiers
Les résultats sont :
Liste UMP : 24, 5% Liste PS : 19 % Liste NPA, soutenue par Olivier Besancenot : 10 % Liste MoDem : 13 % Liste soutenu par Philippe de Villiers : entre 5 et 6 %
Un fois encore la présente note n’a d’autre intérêt que de mettre en évidence des tendances et ne peut prétendre (ne veut prétendre !) à aucune rigueur scientifique, à supposer qu’en ce domaine la science mathématique ait l’importance qu’on lui prête communément.

Pour ce que cela vaut, je noterai qu’en près d’un mois et demi l’écart en % est le suivant :
Liste UMP : + 2,5 points, soit : + 11, 36 % Liste PS : - 3 points, soit : - 13,63 % Liste NPA soutenue par Olivier Besancenot : + 2 points, soit : + 25% Liste MoDem : + 1 point, soit : + 7,69 % Liste «Oui à l’Europe, non à Bruxelles» conduites par Philippe de Villiers : + 1 ou + 2 points, soit : + 25% ou + 50 %
Le passage du gain en point au gain en % donne une grande lisibilité à cette évolution des tendances en faveur de tel ou tel parti.
Les gains les plus importants sont réalisés par les formations opposées à l’Europe actuelle, qu’elle soit à Gauche (NPA) ou à l’ extrême droite (de Villiers). Le parti qui se proclame le plus européen (le MoDem) progresse nettement moins que l’UMP traditionnellement plus réservée sur l’Europe, mais dont le véritable chef (Nicolas Sarközy) sort d’une action fébrile de six mois à la présidence de la Communauté.
Reste le Parti Socialiste, régressant de 13,63 % sur la période. Faut-il s’en étonner pour qui sait qu’ayant prôné, lors du référendum sur le TCE, un vote en faveur du Oui, ce parti fut massivement désavoué par ses électeurs ! Cela se traduit aujourd’hui par un Premier Secrétaire (Madame Martine Aubry) et, comment dire, “un Premier Opposant” (Madame Ségolène Royal) qui ont en commun d’avoir voté Oui à ce référendum sur le TCE et non pas Non, comme la majorité des électeurs du PS !
Opposition entre entre Pays réel et Pays légal aurait dit feu l’un de mes anciens professeurs d’histoire, et qui, de Congrès en Congrès, éloigne le Parti Socialiste (ou plus justement le parti dit socialiste), de ses électeurs en prétendant leur dicter ce qu’ils doivent penser, alors qu’en République le rôle d’un parti est de faire remonter, de porter les aspirations de ses mandants.
Qui n’a entendu dans l’Eure les dures paroles que Monsieur le Maire de Conches en Ouche réservait à ceux qui (largement majoritaire à Conches !) avait eu l’impudence de ne pas suivre la voie qu’il leur désignait ?
Que les élections européennes de juin donnent lieu à une vérification de cette première tendance ou qu’au contraire (ce que je souhaite !) elle l’infirme, la consultation à venir marquera probablement, pour le parti se réclamant du socialisme en tout cas, le début d’une nouvelle façon de faire de la politique. Le temps n’est plus de la tyrannie de ce que Michel Champredon (lorsqu’il était de gauche et que j’avais des échanges quotidiens avec lui lors de la campagne pour le NON au TCE, que j’ai mené à ses côtés) avait l’habitude de nommer “La doctrine du logo”, ou moins joliment “Le logo”, thèse selon laquelle le candidat ne compte pas, car seul compte, le “logo” (l’étiquette, la marque) que lui confère un parti. Cette doctrine eut, entre autre, une magistrale vérification lors des élections législatives de 1997, dans la cinquième circonscription de l’Eure, mais aussi de cinglants contre-exemples lors des élections Municipales de 2008 à Gisors et à Evreux, où le logo “socialiste” compta moins que la personnalité et l’action passée de ceux qui emportèrent ces communes.

Il est très savoureux de remarquer qu’à Evreux celui qui battit ainsi en brèche la “doctrine du logo’” est celui là même qui “l’inventa”... Michel Champredon !

Mais qui sait, d’ici juin, le PS pour éviter d’être marginalisé se convertira peut-être à une doctrine que je nommerai à mon tour “Des cahiers de doléances” qui tiendrait compte du vécu de ce que mon camarade Gérard Filoche nomme la Classe Salariale et que plus nostalgique que lui des grands combats passés, j’aime encore appeler la Classe Ouvrière. Gémissons, gémissons, gémissons , mais espérons !

Sources : Paris Match, le Figaro Pour une analyse différente : Cozop Crédit photos : Cgt Edf Loire, Gérard Filoche
Tags : Elections, Elections, Parti Socialiste, Politique
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