Wikio - Top des blogs - Politique

Libellés

Affichage des articles dont le libellé est Léon Blum. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Léon Blum. Afficher tous les articles

lundi 7 mars 2011

Le blog de Jean-Charles Houel: Blum et Mendès France diffamés, Georges Mandel et ...

Photo : Réunion des blogueurs de l'Eure à Gisors, Jean-Charles Houel est le camarde dont la "crinière blonde, à la Mermoz" dépasse la tête de Marcel Larmanou, le Militant-Maire PCF de Gisors.

Le blog de Jean-Charles Houel: Blum et Mendès France diffamés, Georges Mandel et ...: "Il y a eu la saillie de Christian Jacob (président du groupe UMP de l'Assemblée nationale) et la réflexion sur Dominique Strauss-Kahn ..."

dimanche 22 août 2010

Les articles d'Alain Rey sur Voie militante : Des journalistes qui violent la Charte SNJ de 1918 !


Des journalistes qui violent la Charte SNJ de 1918 !
Par Alain Rey • 13 oct, 2008 • Catégorie: Médias “Urgentiste, Histoire d’un lynchage”, un article du journaliste Simon Marty , à lire assurément
dans la dernière livraison de Marianne.
Quels sont les faits ?
Le 27 septembre dernier une personne de 87 ans est victime d’un malaise cardiaque et ne respire plus depuis 75 minutes, après l’intervention d’un médecin et des pompiers le SAMU prévenu à son tour ne peut que constater le décès. Fin de l’histoire ? Non, début d’un délire qui porta préjudice à un honnête homme et se terminera, dans quelques mois, devant les tribunaux.
La personne décédée, fut victime d’un gasp, réflexe nerveux de la mâchoire sans rapport avec un signe de vie, le médecin urgentiste lui referma la bouche, ce qu’une infirmière prit pour un acte létal et le délire commença, plainte de l’hôpital contre le médecin, qui fut interpellé à 6h15 et placé en garde à vue, comme le reconnaît avec courage et raison Monsieur Simon Marty, “Un médecin accusé de crime : du pain bénit pour la presse“, ce fut un lynchage en règle qui n’a cessé qu’à raison du sérieux du juge en charge de l’affaire qui, conformément aux usages de son métier s’informa soigneusement avant de prendre une décision.
Comment expliquer une telle affaire qui fait penser aux pogroms lancés, en d’autres temps, sur un simple “Hep ! Hep ! Juden ! ”
Pour répondre à cette question il convient de se reporter au remarquable livre de Dominique Jamet (Le père de notre camarade Marc-Antoine ! )


 “Carte de presse”, qui en page 197, reproduit le texte de la Charte des devoirs professionnels des journaliste français, élaborée en 1918 par le Syndicat national des journalistes français. Il y est dit qu’un journaliste digne de ce nom tient la calomnie, les accusations sans preuve, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge, pour les plus graves fautes professionnelles il y est aussi dit qu’un journaliste ne doit pas user de la liberté de la presse dans une intention intéressée.
Pour ne pas interférer dans une affaire pénale en cours d’instruction pour dénonciation calomnieuse et diffamation, nous prendrons comme support à notre réflexion le cas célèbre du suicide de Roger Salengro, à la suite de la campagne de presse menée, avec un rare acharnement, à son encontre par le journal Gringoire.

Pour nuire à l’honneur et surtout à l’action politique du Ministre de l’intérieur du Front Populaire Roger Salengro, le journal Gringoire prétendit, dans ses colonnes, en août 1936 que Roger Salengro avait été condamné à mort par contumace, pour désertion par un conseil de guerre en 1916, accusation très grave qui, à l‘époque, ne pouvait qu’heurter la sensibilité des lecteurs de ce journal. Le Ministre de l’intérieur un lâche, un traître, en ces temps de grève générale voilà qui ne pouvait que scandaliser ce qu’à l’époque on nommait la petite bourgeoisie et non la classe m oyenne.
Certes, la plus élémentaire réflexion fournissait une réponse simple à ces accusations, si elles avaient été vraies, Roger Salengro aurait immédiatement été arrêté par les fonctionnaires de ses services pour être transféré de la place Beauvau à la Santé, avant un nouveau procès, puisque telle est la règle pour un contumax.
Depuis l’antiquité la preuve d’un acte qui n’existe pas a été qualifiée par la doctrine juridique de “Probatio Diabolica”, preuve diabolique ou impossible, comment Roger Salengro pouvait il prouver qu’il n’avait pas fait l’objet de poursuite puisqu’elle n’avait jamais eu lieu ?
Jamais Gringoire ne publia une copie certifiée prouvant ses allégations à l’encontre de Roger Salengro !
Un simple réflexe citoyens pouvait pourtant éviter aux lecteurs de Gringoire d’être abusés il suffisait qu’ils se posent cette simple question : “Qui Parle ?” en l’espèce “Qui accuse ?” La réponse donnait la juste valeur des propos diffamatoires de Gringoire à l’encontre de Roger Salengro.
Le directeur de Gringoire était le député de droite Horace de Carbuccia, gendre du Préfet de police Jean Chiappe, qui fut privé de son poste en 1934 à raison de ses sympathies pour les ligues d’extrême droite.
CQFD !
Un député fasciste qui attaque le Ministre de l’intérieur du Front Populaire, ami de Léon Blum, pour venger son gendre ! Un honnête homme n’avait pas à chercher plus loin pour donner leur juste valeur aux propos de Gringoire sur Roger Salengro, dont le seul tort fut d’être en réalité un soldat exemplaire qui, avec l’accord de ses chefs, avait certes franchi les lignes ennemies, mais pour se porter au secours d’un de ses camarades de tranchée !
Salengro, un héros et non un traître telle était la vérité que Gringoire voulait cacher à ses lecteurs et que le suicide de Roger Salengro le 17 Novembre 1936 révéla à la France entière !
Ce qui permit à Léon Blum (celui qu’il fallait abattre d’une balle dans le dos, disait Maurras) d’accentuer son action répressive contre les ligues fascistes.
“QUI PARLE ?!” c’est à n’en pas douter la question à se poser quand des “bons citoyens” (selon le vocable en usage dans les dénonciations lors de l’occupation), diffament des honnêtes hommes qui n’ont rien fait d’autre que d’accomplir leur devoir de citoyen.

Tags : Libertés, Médias, Médias
Sur un autre Blog : http://leblogdalainreysocialistelibredeleure.blogspot.com/

Les articles d'Alain Rey sur Voie militante : Déni de réalité et échecs électoraux !


Déni de réalité et échecs électoraux !
Par Alain Rey • 8 oct, 2008 • Catégorie: Points de vue

Le sujet de réflexion que dans ce billet, j’aimerais proposer aux lecteurs de ce blog est le suivant :

Un parti dont une partie des militants vivent dans la culture du déni de réalité peut-il prétendre revenir un jour, même lointain, au pouvoir ?

Au risque que de bons esprits accusent ce blog de pornographie, je me risquerai à donner la définition Freudienne de la notion de “Déni”, à savoir :

Déni, vocable proposé par Freud en 1923 pour caractériser un mécanisme de défense par lequel le sujet refuse de reconnaître la réalité d’une perception négative, et plus particulièrement l’absence de pénis chez la femme. Ce déni est pour Freud un des éléments du processus conduisant à la psychose, c’est par cette négation de la réalité que le psychotique va rejeter la réalité extérieure et reconstruire une réalité hallucinatoire.
Je prendrai comme support à ma réflexion, ce qu’à l’Été 2007 on a pu nommer “l’affaire Blum”.
Cette “affaire” commence au lendemain de la croisière du Président élu, de son nom d’état civil, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa sur un yacht appartenant à Vincent Bolloré, ces congés gratuits suscitèrent maintes critiques, plus acerbes que celles qu’ont provoqué la célébration électorale de la victoire présidentielle du candidat de l’UMP au Fouquet’s... et pourtant dans ce cas qu’avions-nous ?
L’ancien ministre de l’intérieur, qui se laissait inviter par Dominique Desseigne, propriétaire du premier groupe casinotier de France, activité qui comme chacun sait est sous la tutelle du ministère de l’intérieur !
Le garde champêtre qui mange du lièvre à la table du braco !
Las ! Il me souvient des quolibets des mes camarades du parti socialiste, quand je m’efforçais d’attirer l’attention sur ce paradoxe, à l’un (dignitaire de la commission des conflits) qui a répondu à mon courriel : “Si tu savais qui dîne, à gauche au Fouquet’s ?!” j’ai répondu, moi dont le grand-père fut l’auteur des mosaïques ornant, dans l’entre-deux-guerres, cet établissement : “Raimu y avait table ouverte mais lui ! Il savait lire !”
S’agissant de la croisière, même si on eût souhaité un président se mettant au travail à l’instant de l’annonce de sa victoire, rien de tout cela, une simple faute de goût, ce qui n’étonna guère ceux qui, comme moi, ont eu dans un cadre associatif l’incommensurable corvée de recevoir, en 1997, l’ex-maire de Neuilly.
Et puis, avec une insigne maladresse, un communiqué du groupe Bolloré, croyant ainsi mettre fin à la polémique, rappela qu’il était de tradition dans cette famille de recevoir des personnalités politiques et que notamment, après guerre Léon Blum avait été reçu dans le manoir ancestral de la famille Bolloré... Scandale, vociférations, Léon Blum, l’icône Blum ne pouvait avoir été reçue chez des patrons, c’était impossible !
Et là, insidieusement, nous sommes rentrés dans un délire in abstracto digne des entretiens de Bichat, ce n’était plus des faits réels dont on parlait, mais de personnages recomposés, pour s’adapter au délire collectif dans lequel une partie de la gauche s’abandonna. Par respect et raison je ne reproduirai pas dans ce billet, les déclarations grandiloquentes des descendants (le mot est juste !) du camarade Blum.
Et puis après un temps, non sans jouissance perverse, je le crains, les maîtres de l’Empire Bolloré sifflèrent la fin de partie en publiant :

La photo de Léon Blum sur le seuil de leur demeure de Beg-Meil en compagnie de l’un des leurs, Gwenn-Aël Bolloré, résistant dès l’âge de 17 ans, membre des Bérets verts qui libérèrent la plage et la Ville de Ouistreham.

D’autres, plus cruels encore, sortir de leur bibliothèque un ouvrage de Mémoires poussiéreux, “Mémoires parallèles” où Gwenn-Aël Bolloré narrait cette villégiature de Léon Blum et en donnait la raison : « Après son retour de déportation, sa santé restait précaire, son médecin, le professeur Laporte, décida de l’envoyer se reposer un mois hors de tout contact politique, chez des gens qui “n’étaient pas des salopards”. L’expression était de lui, cela voulait dire des citoyens “qui avaient les mains propres”. C’est ainsi que Léon Blum, que nous ne connaissions pas, débarqua chez ma sœur Jacqueline Cloteaux, à Beg-Meil, avec sa femme et que nous partageâmes sa convalescence. Physiquement fatigué, son esprit avait superbement supporté l’épreuve et sa conversation ne manquait ni de charme ni d’enseignement. »
Et oui ! Encore marqué par l’esprit de la Résistance, où tous étaient égaux dans la lutte contre le nazisme et l’état félon et collaborateur de Vichy, Léon Blum accepta de résider chez des “patrons”pour lui, en réalité des camarades de la Résistance. Résistance qu’ignorèrent nombres de ses anciens camarades de la SFIO ! ... évidemment soixante ans après cette société sans classe que fut la Résistance est bien oubliée et un inepte racisme de classe est apparu dans une certaine “gauche”.

Et les Législatives furent gagnées par la droite !

Défendre des principes et non des places, avoir toujours à l’esprit qu’être de gauche c’est refuser de tromper le peuple de gauche, ce que fait sans vergogne la droite non républicaine, celle qui n’a rien d’autre à proposer que le culte dérisoire d’un Chef, prétendument visionnaire et non l’Égalité et la Fraternité, valeurs cardinales sans lesquelles aucune Liberté n’est possible, et surtout valeurs sans lesquelles la gauche est indigne d’ avoir des responsabilités nationales.


Tags : Elections, Médias, Points de vue, Politique
Sur un autre Blog : http://leblogdalainreysocialistelibredeleure.blogspot.com/